GogoleVous connaissez tous le fameux moteur de recherche...

* Je ne remettrai pas en cause les qualités techniques du moteur de recherche le plus utilisé. Cela dépasse mes compétences.

Ceci étant posé, je sais que derrière chaque technologie se cache une "éthique". Oui, même derrière ce qui nous paraît le plus "scientifique", lorsqu'il s'agit d'une application, et non du fruit d'une recherche fondamentale, on peut percevoir, outre le génie et la main humaine, sa "morale".

* J'ai toujours pensé que depuis au moins 1945, notre société subissait une féminisation constante, sourde, parfois même sournoise. Et en dépit de ce constat, je m'affirme féministe, résolument féministe, c'est à dire revendiquant constamment, en termes de droits et de reconnaissance, une stricte égalité entre les genres féminin et masculin. J'ai bien écrit "en droit et en reconnaissance".

* Cette égalité en droits et en reconnaissance - loin d'être advenue - il me semble que bien d'autres éléments distingueront le masculin du féminin, quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise, et même quoi qu'on pense...

* Il y a, et ce de façon ancestrale, des différences majeures entre l'homme et la femme. Je passerai sur les différences qui ne sont que de monstrueuses conséquences culturelles. J'entends par là que je reconnais tout à fait que les religion notamment, et plus encore les églises, ont construit des différences, dans le sens de discriminations envers les femmes. Et là, je ne fais pas de différences majeures d'une religion à une autre, si ce n'est temporelle, puisqu'on constate que plus la religion - en son texte originel - est récente (concernant au moins les trois religions monothéistes) plus est progressiste par rapport à la précédente, concernant le sort réservé aux femmes.
Attention, j'ai bien écrit "religions", et pas "églises" ! Celles-ci on constamment et fâcheusement écorné, voire effacé, ces progrès successifs.

* Revenons-en donc à la femme et à l'homme ante-religions. Ainsi, point de polémiques possibles.
Donc, pour des raisons physiologiques, l'homme et la femme se sont partagés les rôles dans leur vie en société. A l'homme l'aventure, la chasse, la guerre... à la femme l'enfantement, le foyer, la cueillette... Et il n'y a pas de hiérarchie dans ce partage ancestral des tâches.
NB : il est hors de question pour moi pour dire que l'ordre "naturel" des choses est le meilleur ordre qui soit. Ce serait une aberration. Je suis heureux qu'il y ait des "chasseresses" comme des "ménagers". L'inversion des rôles ne me dérange pas du tout. Toute l'intelligence de l'homme a été de tordre l'ordre "naturel" des choses.

* Peut-être reste-t-il en nous de ces "rôles ancestraux" ? Au moins jusqu'en 1945. Si nous retournions à l'état bestial, il y a fort à penser que dans une centaine de générations nous en reviendrions à notre point de départ. Un point étrange, inconnu, à peine envisageable, mais un point où la distribution de nos rôles, masculin comme féminin, seraient différents de ceux d'aujourd'hui. Certainement sans pudibonderie, probablement sans pudeur.

* Depuis 1945 donc, il a fallu trouver le moyen d'offrir une expansion illimitée pour le capitalisme. Et ce fut le départ de recherches scientifiques sur les "caractéristiques masculines" et les "caractéristiques féminines". Appuyer sur les bonnes aptitudes pour offrir l'avenir le plus florissant possible au capitalisme. Bien évidemment, cela avait commencé bien avant 1945 ! Je ne suis pas inculte. L'hyper-capitalisme, l'incitation à la consommation sans fin, sous des airs de "progressisme", de "libération", date bien de l'après guerre. Son inauguration, en remerciement, fut probablement la création de la fête des mères.

* Google, j'y reviens en fin, et un des aboutissements de la féminisation de la pensée, puisqu'en effet, il fut jugé pas par moi - que sur la base de caractéristiques féminines, le capitalisme serait plus prospère. Si j'ai choisi une icône "Gogole", c'est à la fois par humour, que par dépit. Le moteur de recherche est un des symboles de ce qui permet de devenir - abusivement à mon sens - multi-milliardaire, et ça, c'est bien du capitalisme !

* Maintenant, vous allez faire ce petit exercice : chercher des images sur Google :
je propose, ce n'est pas innocent, les 4 mots suivants : seins, nichons, pénis, phallus. Regardez les photos proposées sur la première page uniquement. Allez-y !

Sting_rose_et_slip_orange* Alors ? Plein de seins, plein de nichons, pleins de loches, plein de roberts, plein de gougoutes, pleins de mamelles !
Mais avez-vous vu une bite ? Je veux dire, une vraie bite, une vraie kékette, pas un dessin, un champignon, ou je ne sais quel légume !

* Vous le constatez donc, de la graine ou du lait, qui a gagné le combat du capitalisme. Et ne me rétorquez pas que c'est parce que les hommes mettent plein de photos de seins en ligne, et peu de photos de pénis. La majeure partie des photos proposées n'est issue que de la culture exhibitionniste. Et ne me parlez pas non plus de la beauté des seins et de la laideur du pénis, ça n'a pas de sens.

* Tout ça pour dire quoi ? Que la pudibonderie mentale sied parfaitement au capitalisme ! Pour dire aussi qu'on a confondu, volontairement confondu, politiquement confondu, économiquement confondu, féminisme et féminisation. Pour la bonne cause du capitalisme.

* En sémantique, belle poitrine suggère abondance, nourriture, lait, appétit, gourmandise, coeur, richesse... En sémantique encore, queue ne signifie que bout, file d'attente, diable...

* La redéfinition du capitalisme telle qu'elle doit se faire après cette crise financière, puis économique majeures, sonnera peut-être la fin de la féminisation, la fin de la phallo-phobie.

CochonHeureux En espérant que les suggestifs string rose et slip orange que j'ai choisis vous plairont !