EsclaveAu moindre aléa...

Nous sommes nombreux - et des études l'attestent - à ne guère avoir confiance en l'avenir à court et moyen terme, à marcher sur le fil du rasoir, face à cette crise économique dévastatrice.

Notre "reste-à-vivre" est si petit que le moindre aléa, la moindre dépense imprévue pourrait nous faire basculer ver le surendettement, nous faire durablement passer du côté de ceux qui sont dans la merde. Je ne vois pas comment le dire autrement. Notre "reste-à-vivre" mensuel, je l'ai déjà expliqué il y a quelques temps, c'est ce qu'il nous reste une fois payées nos dépenses incompressibles : loyer, électricité, gaz, téléphone, assurance...

Maudit aléa ! Pour ce qui me concerne, c'est idiot, c'est mon réfrigérateur-congélateur, qui vient de tomber en rade. Remarquez, avec le temps qu'il fait, ça peut attendre un peu... Il me suffit de mettre le beurre et les yaourts sur le rebord de la fenêtre, et le tour est joué. Cependant, alors qu'il ne s'agit pas d'un achat aussi important qu'une automobile, par exemple, je me retrouve avec un "reste-à-vivre" si écorné, que j'ai beau tourner ma calculette dans tous les sens, il n'y a pas moyen d'envisager le remplacement dudit appareil ménager.

Je sais que je ne suis pas isolé face à cet imprévu, et que très probablement des millions de personnes en sont réduits à ça. Il nous faudrait jongler avec une grande habileté pour s'en sortir. Mais est-il possible de jongler, lorsqu'on a les poings liés ?