Le_jeune_jardinierFernand Pelez, né à Paris le 18 janvier 1843 et mort à Paris le 7 août 1913, est un peintre français d'abord académique puis naturaliste. Il est initié à la peinture dès son jeune âge par son père, Fernand Pelez de Cordova. Il étudie auprès de Félix Barrias et d'Alexandre Cabanel. Il fut nommé professeur de dessin dans une école de la Ville de Paris. Il débute comme peintre d’Histoire au Salon de 1866. De cette première époque datent La Mort de l’Empereur Commode (musée de Béziers) et Adam et Eve (musée de Moulins).

À partir de 1880, sous l'influence des tableaux de Jules Bastien-Lepage, il délaisse les sujets historiques pour se tourner vers la représentation des classes populaires et se livrer à une réflexion sur la condition humaine. Ses « enfants mendiants » s'inscrivent dans une forme d'esthétique espagnole héritée de Murillo.

Les_Expuls_s

Personnalité de la vie artistique parisienne sous la iiie République, Fernand Pelez est surtout connu pour ses représentation du Paris Populaire de la Belle Époque. Peintre naturaliste, il se fait le «témoin» du Paris Populaire aux prises avec la modernisation de la Capitale.

Femmes, enfants, saltimbanques, jeunes danseuses de l'Opéra, «clochards» en sont les incarnations. À travers ces figures ingenues ou lasses, Pelez, qui a d'abord pris modèle chez Vélasquez et Murillo, incarnent le versant obscur de la ville lumière.

 L'exposition, qui présente pour la première fois l'intégralité des oeuvres de Pelez conservées au Petit Palais, décrit également l'environnement visuel et humain dans lequel il a évolué. Élevé dans le cercle des illustrateurs romantiques, puis formé dans un académisme rigoureux, il a connu l'âge d'or de l'affiche et l'émergence de la photographie.

Contemporain de Degas, Seurat, Toulouse-Lautrec ou encore du jeune Picasso, il s'est trouvé confronté aux révolutions esthétiques de son temps. Sensible à toutes les dimensions du Paris d'alors allant des fêtes de Montmartres aux tensions d'une ville moderne en pleine métamorphose, il s'est forgé un style très particulier fait de chaleur humaine et de distance plastique.

Le catalogue présente à la fois les oeuvres et l'environnement dans lequel Pelez a évolué de façon à percevoir le mieux possible ses engagements humains et esthétiques.

Sur le thème de Paris mondain, Paris populaire, un nouvel accrochage est proposé au Petit-Palais dans les grandes salles du rez-de-jardin. Portraits et scènes de la vie des rues parisiennes du XIXe siècle évoquent une ville qui se modernise sous l’impulsion d’une croissance démographique jusque-là inégalée.

L’ère mythique de la Belle Époque fut aussi brillante qu’inquiète et troublée par des tensions sociales et politiques d’une rare intensité. Dans le foisonnement culturel qui en découla, les artistes désireux de peindre la vie qui était la leur et non plus les antiques récits de la tradition académique, ont alors exploré de nouveaux chemins de création, entre tradition et modernité.

=> Allez découvrir ce peintre trop méconnu qui a mis son art au service des humbles, des déshérités, des miséreux... C'est une oeuvre d'une humanité très forte, et d'une belle puissance picturale. C'est en ce moment à Paris, au petit Palais, jusqu'au 17 janvier 2010. Hélas d'actualité !