SmicLe Salaire Minimum a 60 ans.

La France a souvent la "manie mémorielle", et se complaît à fêter et commémorer un peu tout et n'importe quoi. Mais il y a fort à penser que les 60 ans du Salaire Minimum passeront inaperçu, même s'il concerne aujourd'hui plus de 4 millions de Français.

Régulièrement, c'est à dire désormais tous les 5 ans, au gré des campagnes présidentielles, on nous promet une substantielle revalorisation du SMIC, puisque force est de constater que compte tenu des augmentations de certains prix (loyers, énergies, denrées alimentaires, taxes...) et de l'apparition au gré des progrès technologiques de nouveaux produits "nécessaires" (ordinateur, téléphone mobile...), il est très (trop) souvent insuffisant.

Actuellement, de nombreux acquis sociaux (souvent au prix de luttes admirables), sont de plus en plus contestés. Et à ce train-là, non pas ouvertement, mais insidieusement, au gré de l'instauration d'exceptions, on pourrait craindre que le Salaire Minimum soit lui aussi écorné en son principe fondateur.

Il faut espérer que les citoyens seront très vigilants, et sauront défendre avec virulence cet acquis social, qui place la France parmi les pays les plus avancés de l'OCDE, dans le cas où un gouvernement déciderait, pour plaire au Medef, de porter atteinte au SMIC.

Petit rappel historique, extrait de Wikipédia : "Le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) a succédé, en application d'un décret du 2 janvier 1970 au Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), instauré lui le 11 février 1950. Le SMIG n'était indexé que sur les prix (via l'inflation), qui augmentent moins vite que la moyenne des salaires, notamment parce que les salaires croissent en moyenne au même rythme que la productivité (environ 5 % par an pendant les Trente Glorieuses, un peu moins de 2 % par an en moyenne ensuite).