Un Été à Osage County

Famille, je vous hais.

En famille, on se soutient. En famille, on se déchire...

Suite à la disparition de leur père, les trois filles Weston (Barbara incarnée par Julia Roberts, Karen incarnée par Juliette Lewis, Ivy incarnée par Julianne Nicholson) se retrouvent après plusieurs années de séparation, dans leur maison familiale. Barbara est venue avec son époux Bill (Ewan McGregor) et leur fille Jean (Abigail Breslin)

C’est là qu’elles sont à nouveau réunies avec leur mère Violet (Meryl Streep) paranoïaque, lunatique, et gravement malade. Sont présents aussi la soeur de Violet, Mattie Fae (Margo Martindale) avec son époux Charles (Chris Cooper) et leurs fils Charles Junior (Benedict Cumberbatch)

A cette occasion, des secrets et des rancœurs trop longtemps gardés vont brusquement refaire surface… et faire voler en éclats une famille qui se voulait parfaite, dans la plus grande tradition étasunienne...

"Un Été à Osage County" est adapté de la pièce de théâtre américaine "August : Osage County" qui a remporté plusieurs Tony Awards dont celui de la meilleure pièce en 2008. Jouée à Broadway puis à Chicago et à Londres, la pièce a été écrite par Tracy Letts qui signe d'ailleurs le scénario du film.

L'idée d'adapter la pièce (dont on devine que c'est une bonne pièce de théâtre) est bonne, la distribution est presque hors du commun, la réalisation de John Wells (on lui dot de très nombreux épisodes de la série "Urgences", ainsi que "The Company Men") est très bien - il faut dire que les huis-clos, il connaît - les images, les cadrages, les paysages de l'Oklahoma sont superbes...

Mais, si l'ensemble de la distribution est excellent, à commencer par Julia Roberts très impressionnante, suivie par Ewan McGregor, Juliette lewis, Julianne Nicholson, Benedict Cumberbatch, Sam Shepard, Chris Cooper, Margo Martindale, etc..., j'ai été très agacé par le jeu de Meryl Streep - pourtant supposée être "la plus grande actrice du monde" - qui selon moi est outré, parce qu'elle semble essayer d'être à la hauteur d'une Liz Taylor (dans "La Mégère Apprivoisée"), ou d'une Katharine Hepburn, ou même d'une Isabelle Adjani ou d'une Isabelle Huppert, mais n'y parvient pas. Elle est supposée "dévorer" les autres personnages (une sorte de Médée), mais pas les autres comédiens !

Ce jeu sans mesures et sans démesure, puisqu'il s'agit du rôle principal dans le film, a beaucoup gâché mon plaisir.

Reste que le sujet, même si c'est un grand classique, reste très intéressant, que les dialogues sont superbement ciselés, servis par des comédiens particulièrement bien affûtés.