17 octobre 2009
Le cas Jean Sarkozy
La France, c'est les Hauts-de-Seine !
Puisque la candidature de Jean Sarkozy à l'EPAD arrive juste après les affaires "Polanski" et "Mitterrand", logiquement, elle a suscité beaucoup d'émotion. D'autant que bientôt, l'EPAD fusionnera avec l'EPASA, pour donner l'EPADSA, établissement encore plus puissant.
On été évoqués le népotisme, la dérive monarchique, le fait du Président, la petitesse des cursus universitaire et politique du candidat, l'insulte faite à la méritocratie républicaine, etc...
On comprend l'émotion, elle est justifiée. Pas cela n'empêche pas certains jugements d'avoir été peut-être lapidaires. En effet, nous sommes loin d'avoir été informés totalement sur cette affaire, et en démêler tous les écheveaux n'est pas simple.
Jean Sarkozy, par le passé, n'a pas été particulièrement aidé, ni même aimé par son père. Il y a une dimension filiale, outre la promotion d'un fils par son père, plus psychanalitique derrière tout ça. Rie ne nous dit que Dauphin-Jean n'ait pas coupé l'herbe sous le pied de Président-Nicolas, qui lui aurait peut-être accordé cette opportunité plus tard, la connaissant parfaitement, puisqu'il eut ce poste en 2005.
Il est évident que le fils veut faire plus et plus vite que son père. Il y a "un truc freudien" là-dedans, même si n'aime pas ni Freud, ni la psychologie de bistrot. On dirait un grand immature qui veut être aimé par son père, comme ce dernier aurait voulu être aimé du sien.
L'inconvénient de tout ça, c'est qu'on n'est pas dans un petit canton ! Les hauts-de-Seine, si c'était un pays, serait peut-être le plus riche du monde, et c'est le fils du Président, seulement âgé de 23 ans, ne pesant qu'un très modeste Bac+1 en droit, qui va gouverner tout ça. A un moment où les fils et filles de quidam chargés d'un Master sont au chômage, c'est le manifeste d'une inéquité flagrante.
Vient se mêler à tout ça que sont enfouis dans le 92 des dossiers affligeants, des magouilles, des trafics de marchés publics évidents, que le Président pourrait souhaiter ne jamais voir surgir à la une des média. En somme, il nous est difficile de savoir lequel du père ou du fils est (ou sera) réellement redevable de l'autre.
Nous avions pensé que la loi Hadopi, le bouclier fiscal, la taxe carbone, le pouvoir d'achat à ras les pâquerettes, les sans-papiers, le soutien à l'Israël, les lois répressives, le forfait hospitalier, etc... seraient autant d'éléments susceptibles de remettre sérieusement en cause la politique ourdie principalement à l'Elysée, accessoirement à Matignon, marginalement au Parlement. Que nenni ! C'est bien sur un principe, une éthique, une exigence républicaine, que Nicolas Sarkozy se retrouve face à l'événement politiquement le plus coûteux pour lui jusqu'à ce jour.
Ce président, bien aidé par ses média ami, aura tout fait pour remplacer la raison par l'émotion (multiplication des faits divers anodins à la une), aura tout fomenté pour transformer "l'électorat" en "opinion publique", aura théorisé d'ignobles concepts pour mieux les appliquer (transparence, pas de complexes, pas de tabous), et qui se trouve aujourd'hui avec le fondement de son élection en 2007 qui lui revient en pleine tête.
Nul ne sait aujourd'hui le coût politique de cette "affaire" dans le temps, ou au moins jusqu'à 2012 et son éventuelle réélection, mais une chose est certaine, à faire joujou avec les émotions de l'opinion publique plutôt que d'en appeler à la raison d'un électorat, il aura joué avec le feu.
Restera aussi probablement que les Hauts-de-Seine et toute sa gouvernance, passée et actuelle, qui évoque les Sarkozy, les Balkany, Pasqua, Devedjian, Santini, parmi d'autres, est en passe de devenir un symbole de la France, un symbole de l'affairisme généralisé, un symbole des intérêts particuliers âprement défendus.
Et ce sont les Départements, les Régions, les campagnes, les terroirs, qui devraient s'insurger, bien au-delà des quelques journalistes et intellectuels qui ne sont pas encore, ni convertis, ni assujettis, et qui s'indignent légitimement.
Non ! La France, ce n'est pas les Hauts-de-Seine, c'est une évidence, mais cet étendard qu'ont choisi les Sarkozy père et fils, ils vont devoir le brûler au plus vite. Est-ce encore possible ?
12 octobre 2009
Frédéric Mitterrand
La force irrépressible du passé ?
Qu'elle est alambiquée, cette "affaire Mitterrand". Au gré d'un étrange rythme calendaire, qui a fait se succéder le cas Roman Polanski, le cas de la joggeuse assassinée par un violeur récidiviste, et le cas de Frédéric Miterrand, à qui l'on reproche des écrits littéraires.
Nous aurons donc tout eu : la pédophilie, l'arrestation étrange en Suisse, le viol, le fait divers, la récidive, la justice pour les nantis et les notables contre la justice pour le commun des mortels, le tourisme sexuel, l'homosexualité, le retour du FN en direct à la TV, les demandes de démission, les requêtes pour le retour de la peine de mort, etc...
Alors il ne faudra pas compter sur moi pour épiloguer encore sur ces trucs sordides. Pour résumer, je soutiens, et Roman Polanski (pour la façon dont il a été arrêté) et Frédéric Mitterrand (pour ses écrits littéraires, magnifiques). Ces positions n'engagent que moi, et je ne compte pas les étayer ici.
Je précise que je me soustrais complètement de tout positionnement idéologique, politique, pour porter mon très modeste soutien à ces deux hommes.
N'ayant aucune considération pour "l'opinion publique", je suis terrorisé par cette quête de bouc-émissaires, cette chasse aux sorcières, cette huée de fanatique aux remugles de "moralité" qui me dégoûte. J'aime la Justice, j'aime l'éthique fille de la raison, je déteste la morale fille de l'émotion. C'est ainsi, c'est le fruit d'un parcours de vie, et d'un parcours intellectuel.
Ce qui m'importe, c'est de constater deux choses :
- nous sommes devant les conséquences du concept de "transparence" et de l'idéologie du "sans-tabou" qu'on somme d'épouser depuis quelques années. Voilà, tout le monde veut tout savoir, tout voir, sur tout et sur tout le monde.Plus rien ne doit être intime, et tout doit être "extime". A fouiller ainsi dans les tréfonds des vies de chacun, d'aucuns feignent d'être effarouchés par ce qu'on y découvre. Quelle fausse naïveté !
- nous sommes devant un amer constat : peut-on nommer à un poste de Ministre, une personne si brillante soit-elle, mais issue de la société civile, et non plus un politique aguerri, alors qu'on ne manquera pas de le vouer aux gémonies à la moindre incartade, fut-elle du passé ? Ne faut-il pas, dans une déception immense, constater que seul un politicien peut prétendre à un poste de politicien ?
Voilà, on aurait fait une espèce de tambouille dans laquelle on aura mis tout et n'importe quoi, pour servir en pâture deux hommes, alors que des principes, nouveaux et majeurs, avaient été énoncés et démontrés par Nicolas Sarkozy soi-même : la transparence en lieu et place de la clarté ; la politique par le fait du Président. Deux dérives qu'il faudra redresser le moment venu.
Devant la consternation, de façon on ne peut pas plus cynique, je perçois, comme souvent, une minuscule lueur : et si cette triste affaire, allumée par un fait revenu du passé comme un vampire, enflammée par un fait divers, et dynamitée par Marie Le Pen (fort habilement), permettait de voir retourner dans leurs pénates les électeurs du FN convertis à l'UMP ? A quelques mois des élections européennes, il y aurait quelque chose à récolter de toute cette désolation.
Pour le reste, l'essentiel, il nous faudra attendre 2012, voire 2017.
05 octobre 2009
Quelle politique étrangère ?
On a souvent, et à juste titre, moqué le ralliement de Bernard Kouchner au gouvernement Sarkozy. Nul doute que c'est un transfuge. Pour autant, on ne le sait pas suffisamment, il s'oppose souvent au Président. Je ne vais pas me faire l'avocat du Ministre des Affaires Etrangères, car à mon sens, il aurait du, fatigué d'avaler tant de couleuvre, démissionner.
- En septembre 2007, déjà l'Iran. Kouchner préparait un voyage à Téhéran, afin d'avancer sur le dossier du Liban comme sur celui du nucléaire. Sarkozy, qui ne voulait pas déplaire à Bush ni a l'Israël, et rétif à l'idée de se voir voler la vedette, a mis son veto à un tel déplacement.
- Ensuite, ce fut la réception à Paris somptueuse et somptuaire, ridicule et inutile, du Colonel Kadhafi, qui s'est fait un malin plaisir de moquer la France, promettant des achats d'équipements militaires, promesses jamais devenues commandes. Kouchner a sérieusement penser à démissionner. Il a encaissé.
- Moins connu, le règlement du conflit russo-géorgien. Ce fut l'occasion d'une belle engueulade entre Sarkozy et Kouchner, qui trouvait que la France acceptait bien trop facilement l'occupation de l'Abkhazie et de l'Ossétie du sud.
- Evidemment, il y a eu les différences de vues à propos de Gaza. Sarkozy refusait d'apporter son soutien à une résolution dénonçant l'Israël. Manque de pot, c'est Kouchner qui était à New York, à l'ONU, et en prétextant de voter comme Bush, a voté le texte. Les USA se sont abstenus, et Sarkozy est entré dans une colère noire.
- Du jamais vu dans la Vème République, Kouchner sur France Inter confirme publiquement qu'il y a des différences de vues entre lui et Sarkozy sur le dossier iranien. Un différend stratégique, puisque Sarkozy s'aligne sur la position des "faucons" américains et de l'Israël, soutenant les sanctions les plus lourdes possibles au cas où l'Iran ne coopérerait pas pleinement avec l'AIEA, allant jusqu'à souhaiter un embargo sur le carburant. Kouchner juge que ce serait "pure folie", que ce serait injuste et contre-productif.
Et il dit même : "il faut faire attention à ne pas cibler les gens les plus faibles et en particulier ceux qui ont été dans la rue et ont constitué un mouvement de contestation très profond du régime." Sarkozy croit qu'en suscitant la colère des automobilistes et des routiers, on parviendra à faire tomber, ou plier, le régime. Kouchner, lui, comme beaucoup de spécialistes, pense que cela contribuerait à souder la population derrière les dirigeants iraniens actuels.
=> Beaucoup de désaccords, donc, qui nous confirment que de Sarkozy n'a pas changé d'opinion sur les spécialistes du Quai d'Orsay : "ce sont tous des connards". D'évidence, ce jugement s'étend désormais à tous ceux qui ne souscrivent pas aux opinions des "néo-cons" et des dirigeants israéliens actuels, ce qui fait du monde !
=> Mais pourquoi donc alors garder Bernard Kouchner comme Ministre des Affaires Etrangères, même s'il avale si bien les couleuvres ? Probablement à cause de sa cote de popularité. C'est dire sur quoi s'assied actuellement la politique étrangère française. Et comme le résume si bien Kouchner lui-même, un rien désabusé : "C'est le Président qui décide". Certes, mais encore faudrait-il décider AVEC ceux qui réfléchissent, et qui connaissent les dossiers.
13 septembre 2009
La Françafrique, c'est fini ?
Au Gabon, l'Elysée n'a pas de candidat.
Nicolas Sarkozy a avalisé sans réserve le scrutin du 31 août, il a salué le vainqueur quelques jours après, et il n'a pas pris les mêmes pincettes que devant les fraudes en Iran. Pourtant, elles ont été constatées en grand nombre par les observateurs.
Mais c'est ailleurs qu'il faut trouver les preuves qu'Ali Bongo était bien le candidat de l'Elysées. Ces preuves ne manquent pas.
Robert Bourgi, conseiller Afrique, avait bien déclaré : "Mon candidat, c'est lui (Ali Bongo). Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy". Pas très loin, c'est Bernard Kouchner, notre ministre des Affaires Etrangères, qui avait vendu, en sa qualité d'expert, des audits au père d'Ali, Omar Bongo. Plus près encore, c'est Guéant soi-même qui avait présenté Bongo à Sarkozy.
Joyandet, désormais intronisé Secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, l'a été à la demande de... Bongo ! Et c'est encore le décidément bavard Bourgi qui nous le dit : "Le Président Bongo et d'autres chefs d'Etats m'ont demandé - pardonnez-moi l'expression - la tête de Bockel. Ils l'ont obtenue." Sarkozy lui avait alors répondu : "Dis à Omar et aux autres chefs d'Etat que Bockel partira bientôt et sera un de mes amis. Ce nouveau ministre prendra ton attache, tu l'initieras à l'Afrique".
Il ne faut pas oublier non plus que près de 900 soldats français sont à Libreville et Port-Gentil, et qu'Ali Bongo, alors Ministre de la Défense, en avait bien besoin. Il faut ménager le Gabon, parfaitement au courant de 40 ans de secrets franco-gabonais...
Occulter les raisons économiques ne serait pas raisonnable : Elf-Gabon, devenue Total, c'est l'histoire du clan Bongo ; ce sont des Corses qui ont en main rien de moins que le PMU local et la Gabonaise des Jeux (Michel Tomi) ainsi que Gabon Airlines (André Giacomoni), tous deux grands soutiens d'Ali Bongo. Le groupe Bolloré a offert la direction de sa filiale gabonaise à la soeur... d'Ali Bongo.
Le résumé, car ce n'est qu'un résumé, au ton bien piquant qu'a fait Le Canard Enchaîné mériterait une audience plus large, et devrait être davantage relayé dans les média. Pourquoi, me demanderez-vous ? En effet, les tissages de ce qu'on appelle la Françafrique ne datent pas d'hier, et ont su faire le jeu de feu le RPR, et continuent de faire celui de l'UMP. Rien de nouveau sous le soleil. Sauf que, c'est Nicolas Sarkozy soi-même qui avait dit, avec quel solennel, "Je vais en finir avec la Françafrique".
C'est un énième slogan asséné avec grandiloquence, sous forme de promesse, sur lequel le Président n'a eu aucun scrupule de s'asseoir, en mentant éhontément.
05 septembre 2009
Susciter la peur !
Nous sommes entrés brutalement, et de plain-pied, dans une crise financière, économique, et sociale très virulente, la plus grave depuis celle de 1929 nous dit-on. Et je suis disposé à le croire.
J'ai lu ce que j'ai trouvé sur la dérive du capitalisme, passé d'industriel à financier, avec les conséquences dramatiques qu'on sait. Tout en prend plein la tête, le PIB, le BIN, la croissance, le commerce extérieur et la balance commerciale, l'emploi, les luttes, les inégalités, les iniquités, les liens sociaux...
On suppute sur la reprise, en L, en U, en W...
Il doit être très difficile d'avoir à envisager tous les remèdes qui permettront de sortir de cette crise. Certes. Mais il faut bien la vivre, cette crise ! Cela peut-il se faire sans davantage de justice, sans toutes les mesures d'accompagnement nécessaires pour que les drames sociaux n'en viennent à se multiplier inutilement ? Les licenciements massifs, ce n'est pas seulement une donnée chiffrée froide, c'est une multiplication et une multiplicité de vies presque brisées.
Autrement dit, ce chômage massif qui s'annonce devrait être LA conséquence majeure de cette crise à laquelle il conviendrait de s'atteler avec le plus d'ardeur. A ne rien faire, ou si peu, ne risque-t-on pas de susciter un délitement du tissu social, une montée des violence, et la résurgence d'idéologies toutes plus dangereuses et nauséeuses les unes que les autres.
Je ne suis pas certain que nous soyons sur le bon chemin. On va insuffler de "la morale" dans le capitalisme. J'ai même entendu ces propos au Medef, jusque dans la bouche de Dassault, ce qui me laisse très dubitatif. Il faudrait "maîtriser" ce capitalisme déviant. Et cette tâche revient d'évidence à l'Etat, car bien crédule est celui qui a encore fois en ces patrons qui ont profité de cette crise soit pour se renflouer avec les deniers du Trésor Public, soit liciencié en douce, soit délocalisé avec la même discrétion de violette.
Plutôt que de montrer l'évidence de l'échec actuel, on fait peur ! Rien de mieux qu'un fait divers divers par jour, et qu'une pandémie sur-médiatisée. L'Etat nous dit que nous risquons tous d'être malades, mais que l'Etat va nous guérir. D'une grippe qui ne semble pas plus virulente que la "traditionnelle" grippe hivernale.
Il est normal et logique de faire tout un travail de prévention, et de prendre toutes les précautions nécessaires. Pour autant, cet Etat, alors même qu'on le dit gras et surpeuplé, ne saurait-il s'occuper que d'une seule chose à la fois ? Evidemment non ! On jette la grippe A/H1N1 partout, sur tous les journaux, les radios, les télévisions à des fins précises : on en appelle à la peur plus qu'à la raison.
Un voile grippal jeté pour dissimuler tout le reste. Ce n'est pas la politique que j'aime. C'est surtout une politique qui espère anéantir toutes les velléités de raison et de réflexion.
J'ai jeté un regard attentif sur cette grippe et ce risque de pandémie. Pour autant, mes yeux ne sauraient rester figés. Je n'ai pas peur, et je continue, le coeur de plus en plus serré, et la colère de plus en plus vive, de porter mon attention sur beaucoup d'autres problèmes.
L'utilisation de la peur que suscite une éventuelle pandémie à des fins électorales nous approche incontestablement du degré zéro de la politique, d'un niveau de cynisme écoeurant à notre égard.
30 août 2009
Le PS, cet étrange gisant.
J'ai toujours beaucoup aimé les gisants. C'est une des raisons pour lesquelles j'aime la Basique Saint Denis.
Mais ce n'est pas de sculpture dont je veux parler aujourd'hui, c'est du PS. Après toutes les chroniques d'une mort annoncée, ce parti de gouvernement semble recouvrer un peu de sa vigueur au terme d'un été qui lui aura accordé moult tribunes dans les média.
Chacun y va de sa sentence, de son pronostic, de ses conseils. C'est bien qu'il s'y passe quelque chose, et peut-être même une chose importante, au-delà d'une querelle d'égos : de la démocratie.
Evidemment se sont clairement posées les questions relative au programme, aux primaires, au leadership. Il ne manquait plus qu'un sondage pour tout entériner. Il vient de paraître dans le Nouvel Obs, et il est très intéressant, bien que ce ne soit qu'un sondage. Mais rien ne saurait, à ce jour, avoir le niveau de l'éditorial de Jacques Julliard.
* On dit que l'anti-sarkozisme n'est pas une politique. C'est faux, c'en est une, insuffisante certes, mais c'en est une. Ce sont des membres de l'UMP qui attestent qu'ils sont sarkozistes, et donc que le sarkozisme existe bien. De facto, l'anti-sarkozisme aussi. Ce n'est pas le premier "isme", ni le premier "anti-isme", alors pourquoi ces cris d'orfraies.
* Le programme, le programme ! A ce jour, même si elles manquent d'un relais médiatique suffisant, les contre-propositions socialistes existent. Quelques journaux et quelques sites l'attestent encore. L'opinion publique n'a qu'à se muer en électorat, se renseigner, et finira bien par trouver ces contre-propositions. loi Tepa, réforme de la santé, ignominie des prisons, Lru, loi Hadopi, réforme de la carte judiciaire, modification de la loi électorale, etc... les propositions n'ont jamais manqué.
Ensuite, quel parti politique, à moins de ne pas tenir compte du présent, pourrait sortir un "programme" pour 2012 avec 30 mois d'avance ? Ce serait stupide, ce serait se tirer une balle dans le pied, ce serait se faire tondre la laine sur le dos.
* Les primaires semblent pouvoir être une excellente chose. Mais un parti démocratique doit d'abord demander à ses militants de voter à ce propos, puis préparer leur champ d'application, leur mise en place, et cela ne se fait pas en un claquement de doigts. Confondre mouvement et agitation, ce serait confondre vitesse et précipitation, et accepter d'entrer dans la stupide et infernale cadence imposée par le locataire de l'Elysée.
* La querelle des égos ? Je rigole un peu à ce propos. Que vaut-il mieux, tous derrière un seul homme sans broncher, ou un bouillonnement de personnalités dont chacune présente des qualité ? Et, selon ce sondage, seules quatre personnes sont considérées aujourd'hui, comme présidentiables au PS, toutes origines politiques confondues : DSK, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Ségolène Royal. Laisons le temps au temps, et que les quadragénaires impatients en prennent de la graine, et mesurent ce qu'il leur reste à acquérir de maturité politique.
D'ores et déjà cependant, il est un serment auquel chaque prétendant devrait s'engager à tenir : "quel que soit le candidat qui émergera de ces primaires, je serai derrière lui, avec lui". L'attitude de DSK et de Fabius en 2007 ne saurait se répéter.
* Et ce ne sont pas là les seules questions qui vaillent ! "Terra Nova" et "La République des Idées" ne cessent d'apporter des idées, et des intellectuels, tels Badiou, Gauchet, Julliard, Halimi, Badinter et tant d'autres livres leurs réflexions. Qu'ils soient, sinon approuvés, au moins écouté.
* Enfin, il faut se rappeler qu'une élection présidentielle, c'est aussi du cynisme. On n'y va pas la fleur au bout du fusil. Et si l'on s'accorde sur les trois fondamentaux, primaires + leader + programme, il est d'autres questions à se poser, d'autres éléments du combat politique à envisager.
- les alliances de second tour, pour le cas où le MoDem ne serait pas inclus dans les primaires ;
- la possibilité d'une division de la droite avec un candidature Villepin dégagé de Clearstram ;
- la possibilité de voir les déçus du sarkozisme retrouver leur FN d'origine ;
- la stratégie à mettre en place vis-à-vis des séniors (75% des +65 ans ont voté Sarkozy en 2007), car c'est une des clefs essentielles de l'élection de 2012 comme ça l'a été en 2007.
=> En tout état de cause, l'Histoire nous laisse pressentir que le XXIème siècle sera conforme à l'article de la Déclararion Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen", et que la politique devra désormais se faire dans "un esprit fraternel". L'écologie n'est qu'un des signes avant-coureurs de cette exigence de Fraternité.
=> Soyons patients, et attendons, en continuant de réfléchir et de construire, les résultats des élections régionales qui mesureront, mieux que les élections européennes, les forces en présence à mi-quinquennat à peu près. Quid de l'engouement pour Europe Ecolgie, mode éphémère ou durable ? Quid du Modem ? Quid du FN ? Quid de l'extrême gauche ? Quid de l'hégémonie UMP ? Nous n'en savons rien précisément.
==> Oui, je crois qu'il y a encore à espérer du PS. Il est perfectible, certes, mais il reste le parti d'alternance. Je ne crois pas aux baudruches, si vertes soient-elles, et malgré mon respect pour les Verts. Il en a finit de gésir le PS, et il n'est pas le seul, puisque les médias semblent décidés à lui faire un peu écho, au-delà de Libération et du Nouvel Obs. Certes, TF1, Europe 1, Le Figaro et tant d'autres continueront d'être implacables et de vouer un culte à leur veau d'or. Mais c'est souvent dans l'adversité qu'on décide de ne plus gésir, et de se relever plus combatif que jamais.
25 août 2009
Le bonheur des Français.
"C’est en 2001 que les Français ont été le plus heureux. C’est ce qui ressort d’une étude menée par un think tank canadien et le magazine économique l’Expansion afin d’évaluer le niveau de bien-être des Français, le Bonheur intérieur net (BIN). Conçu comme un indice alternatif au PIB, le BIN prend en compte l’égalité sociale, la sécurité économique, la consommation moyenne, le capital humain ainsi que la confiance des ménages. L’indice a atteint son apogée en 2001, dans un contexte de chômage en baisse et de réduction du temps de travail. Depuis le BIN stagne ou régresse, en raison notamment de l’accroissement des inégalités économiques. Cet indicateur fait écho à la commission mise en place par Nicolas Sarkozy en 2008 et présidée par le Prix Nobel d’Economie". (Source : Libération)
Evidemment, il nous est impossible de ne pas rattacher l'année 2001 au gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin, qui arrivait à son terme. Et, alors que ce gouvernement et ses apports sont constamment fustigés, tout porterait donc à croire que les Français n'en aient pas gardé un souvenir si mauvais que ça.
Même s'il faut compter sur le brin de nostalgie propre à ce type d'étude (c'était mieux avant...), on doit voir dans le résultat de cette étude et sur notre BIN, un indicateur qui devrait servir à la réorientation de la politique du gouvernement actuel vers davantage d'équité.
Il sera passionnant de constater que le rapport de Joseph Stiglitz aura peu d'écho dans l'ensemble des média. Il est incontestablement un "petit caillou dans la chaussure" du gouvernement actuel, qu'il convient d'ores et déjà d'ôter discrètement.
Pourtant, le BIN, qui se veut moins abrupt que les simples données chiffrées du PIB, est plus intelligent, plus pertinent, et devrait connaître une notoriété grandissante. Mais en ce moment, en France, quand on ne peut pas trafiquer les chiffres (taux de croissance +0,30%), on dissimule purement et simplement ceux qui ne conviennent pas.
21 août 2009
Actualités estivales
Difficile de trouver de quoi nourrir ma modeste rubrique "Politique-Société" cet été. On pourrait penser que je n'ai fait qu'aller au cinéma, me distraire, sans jamais songer à quoi que ce soit de sérieux. C'est faux. Mais j'ignore bien pourquoi nous n'avons eu droit qu'à une litanie d'actualités, soit insignifiantes, soit mensongères.
=> Tout a commencé par le malaise de Nicolas Sarkozy durant son jogging en plein soleil. On a dit tout et rien, depuis le "problème cardiaque" (Xavier Bertrand) jusqu'au petit rien. Tout porte à croire cependant que nous ne connaîtrons pas pour le moment le degré de gravité de ce malaise, très probablement banalisé à dessein.
=> Il y eut les incendies de forêts qui nous ont offert le plaisir le voir aux JT des "reconstitutions" du travail de certains, tout en nous dissimulant qu'il s'agissait de reconstitutions, et pour nous faire croire que c'étaient des reportages sur le vif. Nuance.
=> Une mère a coulé ses enfants de 2 et 3 ans dans leur baignoire. Un adolescent a sorti la carabine familiale pour flinguer tous ses proches présents dans la maison. Voilà qui revêt un intérêt majeur !
=> Vilaines méduses ! Figurez-vous qu'elles ont envahi certaines de nos côtes, qu'elles piquent et que ça brûle. Indéniablement, cela mérite de faire la une des JT, puisque c'est capital.
=> Restaurateurs et limonadiers bénéficient enfin du taux de TVA à 5,50% au lieu de 19,60%. On va voir ce qu'on va voir, les prix vont baisser et il y aura beaucoup d'embauche. Pour y croire, il faut fumer pas mal de moquette ! On aura rarement fait mieux comme clientélisme, surtout si l'on évoque les bulletins d'adhésion à l'UMP postés par le ministère à ces mêmes restaurateurs et limonadiers !
=> Au moins 20 dépêches par jour (source France Inter), depuis le 1er août, à propos de la grippe A/H1N1. Tout ça pour quoi ? Je ne saurais vous le dire, car je ne me sens pas pour autant informé sur les risques de pandémie, ni sur les mesures de prévention essentielles à prendre dans le pire des cas.
=> La croissance est de retour, avec un majestueux +0,30% ! Mais pourquoi ne pas nous dire que c'est nous, contribuables, qui l'avons payée cette croissance, avec nos impôts, avec la prime à la casse ? L'auto-satisfaction gouvernementale bat son plein.
=> Les banques renoueraient avec les profits, alors qu'il y a quelques mois elles nous inondaient de larmes de crocodiles pour obtenir la manne gouvernementale. Elles provisionnent donc ces profits pour les bonus des traders à distribuer en fin d'année. Mais d'où viennent donc ces profits ? Un rapport vient de nous apprendre qu'ils provenaient des agios des pauvres gens qui se sont retrouvés à découvert, par la faute même de ces banques qui ont causé la crise ! Autant dire que le rapport de Cofis (groupe financier suisse pas susceptible de passer pour communiste !) est fort peu relayé.
=> Hélas, il faut bien revenir sur les suicides comme sur la surpopulation dans les prisons. Les suicides seraient 76 depuis le début de l'année selon MAM, qui ne prend pas en compte ceux qui se suicident dans les infirmeries, ce qui portent le nombre réel à 92. Encore une "transparence" plus que douteuse, mais nous y sommes habitués. La surpopulation est évoquée à raison de 106%, alors même qu'on connaît des prisons ou c'est 140%, 160%, et même jusqu'à plus de 200% comme la prison qu'a visitée MAM à Orléans. Il faut qu'il y en ait des prisons vide pour arriver à une moyenne de 106% !
=> Les fournitures scolaires ! Le gouvernement s'en félicite (alors même que les "essentiels de la rentrée" datent de Jacques Chirac) avec un Luc Chatel tout content de pérorer dans un hypermarché, entouré de fausses clientes, figurantes de l'UMP. Evidemment, on peut compter sur la PEEP et sur "Familles de France" pour se féliciter aussi, puisqu'elles aussi sont de droite. Comme c'est objectif tout ça !
=> Le Figaro est très en forme, et il est consterné par les Français et "leur rapport embarrassé et jaloux avec l'argent". Celui qui a écrit ça ne doit pas bien se rendre compte de ce que vivent les victimes de la crises, les modestes et les démunis. Oui, ils sont un problème avec l'argent... qu'ils n'ont pas !
=> Comment ne pas évoquer la canicule ! En voilà un grand et beau sujet estival. Pensez, 2, puis 7 départements en alerte pendant 3 jours, ça fait trembler dans les campings ! L'essentiel est là, le gouvernement s'occupe de nous, et nous le fait savoir très fort dans les médias.
=> Pour finir en beauté, il y a les algues vertes, qui ont tué un cheval. Et le Premier Ministre de filer devant les caméras pour nous dire que l'Etat prendra toute sa part pour aider les communes concernées. Les indignations écologistes plus ou moins feintes, il faut s'en méfier. On se souvient parfaitement du non regretté Jean-Pierre Raffarin, chassé de bottes en caoutchouc jouant à peu près aussi mal que Christophe Lambert son indignation sur une plage mazoutée...
==> A l'étranger ? Quelques nouvelles de notre contingent en Afghanistan, mais pas trop, compte-tenu des rapports de tous les états-majors sur place. Chacun s'accorde à dire qu'il faudrait 300.000 hommes, alors même qu'en Irak, au plus fort du conglit, il ne furent que 160.000. Voilà qui nous renseigne sur notre gigantesque à victoire à venir...
==> Il y a bien aussi le cas de Clotilde Reiss en Iran, pour laquelle le Président de la République aura tout fait pour accélérer la libération. En résumé, il a fait un chèque qu'on nous dit de 200.000 euros pour payer sa caution. Une leçon de diplomatie.
Force est de constater que l'ensemble de l'hémisphère nord a décidé, cette année, d'hiberner en plein été, et que seule la France reste agitée par des problèmes fondamentaux.
Pour être "transparent", c'est "transparent" !
01 août 2009
Maurice Grimaud
L'évocation de certains noms aux actualités nous ramène à des temps anciens, celui de nos études, où nous apprenions le long défilé de l'Histoire de France.
Maurice Grimaud (11/11/1913-16/07/2009) est incontestablement de ceux-là. Pour des raisons personnelles et familiales, son nom a toujours évoqué pour moi celui d'un humaniste, sensiblement de gauche, puisqu'il avait appuyé la requête d'une de mes proches pour la dissolution du groupe "Occident" en octobre 1968, ce qu'il fit fermement. Mais ce que nous apprenions dans un amphithéâtre de la Sorbonne, c'était sa lettre adressée à chaque fonctionnaire des forces de police, le 29 mai 1968, dont voici l'extrait demeuré fameux :
=> "Frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière. Il est encore plus grave de frapper des manifestants après arrestation. Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu'une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n'a pas de limite."
On vient de relire cette lettre en hommage à cet intelligent Préfet de Police de Paris dans tous les commissariats. Comme si aucun de ses propos, tristement, n'avait perdu de son actualité au fil du temps. Je me rappelle mon père nous raconter sa désolation du prédécesseur de Maurice Grimaud, l'autre Maurice, sinistre celui-là, Papon. L'homme des Algériens jetés dans la Seine, l'homme du métro Charonne où des manifestants furent étouffés et piétinés, le 17 octobre 1961. Je me rappelle les trémolos dans la voix de mon père, et les larmes lui montant aux yeux, que seul le nom de Maurice grimaud asséchaient.
Maurice Grimaud avait le regret de ne pas être un "cacique" (il a raté Normale Sup), mais fut néanmoins un très grand serviteur de l'Etat, pragmatique avec Pompidou, plus engagé aux côtés de Gaston Deferre, oeuvrant fermement pour la Décentralisation. Alors bien entendu, il a été moqué par les manifestants de mai 1968, mais son humanisme fut toujours reconnu, de Cohn-Bendit comme de Krivine. Alors bien entendu, il a été moqué par la droite défaite en mai 1981 pour ses sympathies socialistes, chacun lui reconnaissant cependant son intégrité.
Incontestablement, il a sauvé des vies en évitant le pire (autrement dit en évitant des morts) en 1968. Il regrettait de ne pas avoir été un héros, ne s'engageant pas dans les Brigades Internationales en 1936, pas plus que dans la Résistance quelques années plus tard. Mais il n'est nullement besoin d'être un héros pour avoir sa place, même modeste, surtout indémodable, dans l'Histoire.
A relire, "En mai, fais ce qu'il te plaît", de Maurice Grimaud (1977). La vision qu'il avait des forces de police reste une référence, qu'il serait bon de ravigoter ces temps-ci !
31 juillet 2009
Le Dimanche
"La Belle Equipe", Jean Duvivier, 1936.
Du lundi jusqu'au sam'di, Pour gagner des radis, Quand on a fait sans entrain, Son p'tit truc quotidien, Subi le propriétaire, L'percepteur, la boulangère, Et trimballé sa vie d'chien, Le dimanch' viv'ment, On file à Nogent, Alors brusquement, Tout paraît charmant ! ...
Quand on s'promène au bord de l'eau, Comm' tout est beau... Quel renouveau... Paris au loin nous semble une prison, On a le cœur plein de chansons. L'odeur des fleurs Nous met tout à l'envers Et le bonheur Nous saoûle pour pas cher. Chagrins et peines De la semaine, Tout est noyé dans le bleu, dans le vert... Un seul dimanche au bord de l'eau, Aux trémolos Des p'tits oiseaux, Suffit pour que tous les jours semblent beaux Quand on s'promène au bord de l'eau.
Cette sympathique rengaine chantée par Jean Gabin, dans une magnifique scène de "La Belle Equipe", semble désormais devoir appartenir définitivement au passé. Je pense évidemment à la nouvelle "nécessité" qui consisterait à travailler le dimanche, en France, au-delà de ce qui est déjà autorisé. C'est dans la suite "logique" du "travailler plus pour gagner plus".
On connaît les grandes agglomérations principalement visées : Paris, Marseille, Lille et Lyon ! Oh non ! Pas Lyon, parce que cette ville compte trop de députés UMP qui sont contre, alors Lyon fera exception... C'est logique, non ?
Au-delà, ce sont toutes les Régions de France qui sont visées. Oh non ! Pas l'Alsace ni la Lorraine, parce que le personnel ecclésiastique y est fonctionnaire... encarté à l'UMP. L'Alsace et la Lorraine feront donc exception. C'est logique, non ?
Au-delà, ce sont tous les sites touristiques qui sont visés. Oh non ! Pas tous, parce que là encore, il faut des exceptions. Décidément, c'est logique, non ?
Passons. Pour que cela soit communément admissible, désormais partout le dimanche travaillé sera payé double. Partout ? Oh non ! Parce que là aussi, il faut qu'il y ait des exceptions, sinon il y aura des patrons très très mécontents. Donc pas payé double partout, le dimanche travaillé. C'est logique, non ?
=> Moi, parce que je suis probablement un ignare, je croyais que les exceptions déjà mises en place étaient suffisantes, où méritaient d'être corrigées "à la marge" pour mettre fin à certaines stupidités administratives et certaines inégalités territoriales. C'est dire jusqu'où allait mon ignorance, mais plus loin, mon manque de bon sens.
=> Je me demande, et peut-être pas si bêtement, comment le Conseil Constitutionnel va pouvoir valider une loi qui défie (bafoue) aussi ouvertement le principe d'égalité entre tous les territoires et tous les Français. Parce que, même sans m'attarder sur la nécessité ou non de faire bosser le dimanche au delà de ce qui est déjà permis (sauf marginalement, et à réparer des injustices, comme je l'ai déjà dit), je dois bien reconnaître que je vois ici un embrouillamini volontairement compliqué, dans lequel il va être difficile de s'y retrouver, et qui fait de son mieux pour multiplier et les aberrations, et les inégalités.
"La Belle Equipe" reste un très bon film français (parfois c'est digne de Jean Renoir), et la ritournelle de Jean Gabin "Un dimanche au bord de l'eau" a quelque chose de très beau dans son parfum populaire de 1936. Pourquoi abîmer ainsi les chefs d'oeuvre ?


















