Gaza_No_l_2008 En finir...

Et plus le temps passe, et plus les trêves entre l'Israël et la Palestine sont courtes. On ne sait plus qui se venge de qui dans cet abominable conflit.
Une chose est certaine, les lancements de roquettes succèdent aux raids aériens, ou l'inverse, ça dépend des fois. Aujourd'hui on ne peut qu'être totalement désolé, devant tous ces civils passés de vie à trépas. A quoi bon chercher qui, du Hamas ou de Tsahal, est dans son tort ?

Et ce mur, ce mur immonde, comme tant de murs, qui ne saura jamais séparer ces frères du Moyen Orient. Tous ces morts, tous ces blessés. Sommes-nous à jamais condamnés à n'être que les morbides comptables de cadavres dans ce conflit ?

Il y a quelques-temps, ici même, je relatais les propos d'un Ehud Olmert au bout du rouleau face à ce conflit, qui reconnaissait - enfin - que l'implantation de colonies ne saurait durer davantage, et qu'il fallait assurer aux Palestiniens, et les terres, et les moyens de vivre normalement.

Pourquoi la communauté internationale fut-elle si sourde à ce propos enfin formulé devant la Knesset ? Ne faudrait-il pas, au lieu de s'enliser en Irak comme en Afghanistan, se mobiliser pour que cesse cet inextricable conflit ?

Je mesure que depuis ma plus tendre enfance, j'ai été le témoin lointain de ce conflit. Il aura meublé ma vie. Ce n'est pas aujourd'hui que je dirai où penche mon coeur, je n'en ai pas l'audace. Et, pour une fois, en lieu et place des drapeaux que je choisis pour illustrer ce type de chronique, je choisis une photographie. Elle parle pour moi.

Je sais, avec une désolation presque oppressante, que nous ne saurions compter sur les audaces d'un Nicolas Sarkozy face à ce conflit, à moins qu'il ne puise je ne sais où, l'énergie qui permet de se mouvoir autrement qu'en s'agitant. Je doute que Barack Obama - les USA comptant davantage de juifs que l'Israël - ne puisse, ni même ne veuille trop se mouiller dans ce conflit. Son oreille sera néanmoins très probablement titillée par le "clan" Clinton, qui frôla si près la Paix.

Qui ? On peut me dire, et me répéter dans une litanie jamais renouvelée, qu'il appartient aux Israéliens et aux Palestiniens de résoudre ce conflit, je me refuse à adhérer à cette position. Les soubresauts de cette guerre, tout comme son atrocité, irradie presque le monde entier.

Je ne vois, moi, qu'un père portant son fils blessé ou tué, ensanglanté, courant je ne sais où, comme mu par l'énergie du désespoir, dans un coin de la Bande de Gaza, et je suis affligé.

Me prend l'envie de prendre un crayon et de re-dessiner moi-même, à la face du monde, les frontières exactes de l'Israël, telles que définies par l'ONU il y a si longtemps déjà.