Parents_GayA quand un grand débat national ?

Le texte sur le statut du beau-parent ne vise pas à "rentrer dans une logique qui serait une logique de mariage homosexuel ou d'adoption par les couples homosexuels, ce ne sont pas mes convictions", déclare le secrétaire général de l'UMP.

Le numéro 1 de l'UMP, Xavier Bertrand, manifeste son opposition au mariage gay et à l'adoption par les couples homosexuels : "ce ne sont pas mes convictions ", a-t-il déclaré vendredi 6 mars. Interrogé sur i-Télé au sujet de l'avant projet de loi de la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, visant à donner un statut aux beaux-parents, Xavier Bertrand a affirmé que le texte ne vise pas à "rentrer dans une logique qui serait une logique de mariage homosexuel ou d'adoption par les couples homosexuels, ce ne sont pas mes convictions, ce ne sont pas les convictions de ma famille politique". "Il n'est pas question dans ce texte de reconnaître autre chose que des droits aux beaux-parents. L'enjeu aujourd'hui n'est pas la question de l'adoption par des couples homosexuels ni celle du mariage homosexuel", a déclaré Xavier Bertrand.

Plusieurs députés UMP et la ministre du Logement Christine Boutin se sont élevés contre le projet gouvernemental, estimant qu'il ouvre la porte à une reconnaissance de l'homoparentalité. "Je n'accepterai pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée", a affirmé Christine Boutin.

En réponse, la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano l'a invitée à renoncer à "une posture passéiste et idéologique". Le cabinet de Nadine Morano a annoncé que le texte n'est "pas sexualisé" et "concerne toutes les familles". Le nouveau statut s'adressera plus généralement aux "adultes autres que les parents biologiques".

Dans son discours du 13 février dernier, Nicolas Sarkozy avait demandé au gouvernement de préparer d'ici la fin mars un projet de loi créant un statut du beau-parent. "Ce statut permettra de reconnaître des droits et des devoirs aux adultes qui élèvent des enfants qui ne sont pas les leurs avec le même amour que s'ils l'étaient", avait alors déclaré le président. (avec AP)

=> Se dessinerait-il - enfin - un débat national aussi houleux que celui qui a finalement vu naître le PaCS, autour du "mariage gay" et de "l'adoption par des couples homosexuels" ? Ma réflexion dépasse mes intérêts personnels, et quant au mariage, et quant à l'adoption. Je suis contre le mariage le considérant comme un des symboles d'une société révolue (pour faire rapide), et trop malade pour envisager la seconde.
=> Ceci dit, sous la pancarte de l'égalité, je me dis "que le mariage gay soit !" et je ne vois pas pourquoi les couples homosexuels ne pourraient pas adopter. Aucune étude scientifique, sociologique, n'est venue montrer le moindre risque de déséquilibre chez les enfants qui seraient concernés.
=> Plus largement, je sais que dès qu'un débat sociétal se pose sérieusement sur les droits d'une quelconque "minorité" (ou une catégorie de la population mise en "infériorité"), nous en ressortons par le haut, c'est à dire par l'extension de ces droits. L'Histoire est truffée de ces débats, de ces luttes, et des avancées des droits : il en fut ainsi (sans les assimiler les uns aux autres, et leur conservant leurs particularités) des droits des travailleurs, des droits des femmes, des droits des gays, des droits des sans logis, des droits des prisonniers...
=> Que le débat soit ! Il permet aux "floués en droits" de prendre la parole, mais surtout, il oblige les rétrogrades de tout poil de sortir du bois, derrière des arguments toujours désolants d'absurdité.