g20_logoLe point G ?

Il nous fut impossible de ne pas entendre parler du G20 de Londres, dont le but affiché était probablement de nous faire croire que le moment était venu de "moraliser" le capitalisme mondial. Il faut dire que les incessantes auto-satisfactions de notre Président, martelées matin, midi et soir voulaient premièrement nous convaincre de son talent, deuxièmement nous dire que le moment était - à son initiative - historique, troisièmement que nous vivions l'histoire en direct.

Sauf que :

* Le G20 ? Mais quelle est donc sa légitimité, à ce truc ? Pourquoi seulement 20 pays, et pas plus "judicieusement" l'ONU ? D'autant que le bras de fer n'était en réalité qu'entre les USA et la Chine.

* Pourquoi le grand bénéficiaire de ce raout impressionnant est-il le FMI, qui a largement participé, jusqu'ici, à couler un nombre impressionnant de pays, et souvent parmi les plus pauvres ? Pour l'heure, ce fameux FMI a récolté des centaines de milliards qui n'existent que virtuellement.

* Pourquoi essaie-t-on de nous faire croire que le capitalisme financier est entré dans la voie de la moralisation, alors que seuls 4 pays ont été pointés sur la liste noire des "paradis fiscaux", notamment l'Uruguay et le Costa Rica (je pouffe), alors que les deux pays les plus fiscalement paradisiaques sont l'Angleterre et les USA ? On comprend la tête de la Chine ! Bref, on vient de replacer les banquiers sur les starting-blocks, prêts à s'élancer vers d'autres malfaisantes spéculations, aptes à nous ruiner plus encore, nous, les contribuables du monde.

* Pourquoi agite-t-on devant nos yeux des salaires faramineux et immérités et des bonus incompréhensibles, nous affirmant que leur règne est terminé, alors que peu de banques fautives ont été nationalisées, et que certains banquiers peaufinent déjà des "hedge funds" acadabrantesques pire que les précédents ?

=> Ce misérable point G n'aura fait jouir que les crédules. Et le plus regrettable fut de voir Sarkozy s'en féliciter, et comme dit l'adage, faute d'y comprendre quoi que ce soit, feindre d'en être l'instigateur. Mais Londres valait bien sans doute le détour pour se faire tailler, publiquement, un beau costard.

=> Quant aux USA et à la Chine, ils ont effectué le plus magistral des pas de deux, ceints de marionnettes heureuses d'être sur la photographie. Mais puisque c'est Sarkozy qui joue Guignol, la France en ressort grandie !