8 mai 1945 Sétif

Sétif, Guelma et Kherrata : 45.000 morts !

Je n'ai a priori rien contre les commémorations, et la fin de la Seconce Guerre Mondiale peut justifier la marque de respect dévolue aux morts, aux résistants et aux alliés qui ont permis la victoire.

Mais - il faut toujours qu'il y ait un "mais", me direz-vous - le 8 mai 1945 c'est aussi le jour où l'on peut considérer que la Guerre d'Algérie a commencé, un jour dont la facture (si j'ose m'exprimer ainsi) est une horreur au regard du nombre de morts.

Raison pour laquelle, bien qu'ayant dormi chez mon Beau Velu, je me suis levé tôt pour aller voir "De Guerre Lasse", le film de Olivier Panchot avec notamment Jalil Lespert (plus beau que jamais), Mhamed Arezki et Hiam Abbass, montrant que les stigmates des "événements d'Algérie" sont parfois encore bien saignants. J'y reviendrai ultérieurement.

Mais - car puisqu'un "mais" ne me satisfait pas, j'en mets deux - j'ajoute que si le 8 mai 1945 a été une victoire majeure sur le fascisme, cela nous revoie à l'actualité, et particulièrement à Vladimir Poutine, que le Figaro, TF1 et BFM TV peuvent toujours qualifier de post-communiste, mais qui n'en est pas moins, en réalité, un post-fasciste, ce qui explique son approbation, sinon son soutien, aux partis d'extrême droite de l'UE, à commencer par le FN de Marine Le Pen, qu'il aime inviter au Kremlin en catimini.

Je n'aurai jamais rien contre notre devoir d'Histoire, ni contre notre devoir à entretenir la mémoire de celles et ceux qui, pour un idéal, un juste combat et pour nous qui leur on succédé, ont combattu, mais de grâce, qu'elles ne soient pas, l'une et l'autre, et hémiplégiques et stériles !