Bonnes_VacancesRester à la maison...

Selon un sondage récent - sans omettre toutes les précautions qu'il faut prendre en matière de sondages - plus de 50% des Français ne partiront pas en vacances cet été. Et à en croire les médias, c'est bien que "l'heure est grave" et que nous sommes réellement assénés par la crise actuelle.

Pourtant, il me semble qu'il conviendrait de détailler ce sondage, sinon, à mes yeux, il ne vaut pas grand chose. Le désarroi que peut susciter l'absence de vacances peut être, selon moi, plus ou moins important, en fonction du lieu où l'on habite. Et, visualisant plutôt bien dans ma tête la carte de France, il me semble qu'un grand nombre de départements sont près du littoral, et nombreux sont les Français qui vivent non loin de la mer. Il leur sera plus aisé d'aller s'aérer un peu.

Ensuite, on peut compter tous ceux qui habitent en des lieux où les paysages sont magnifiques, proches de la nature, et reposants. Pour eux aussi, le désarroi pourrait être moindre, puisqu'il peut y avoir moyen de se reposer en tous ces lieux agréables.

Ensuite encore, il y a ceux qui n'aiment pas partir en vacances. Pourquoi pas ? Ce ne doit pas être une large part de la population, mais il n'y a pas lieu de les compter parmi les "pauvres gens qui ne partiront pas en vacances".

Enfin, je note que cela ne signifie pas grand chose d'apprendre que "plus de 50% des Français ne partiront pas en vacances cet été", si l'an dernier ils étaient déjà 48% !

En résumé, encore une information tonitruante qui n'en est pas vraiment une puisqu'elle ne nous apprend rien ou pas grand chose d'intéressant.

=> En premier lieu, j'aimerais savoir combien sont ceux qui habitent des endroits désolants qui ne partent jamais en vacances. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'on constaterait prosaïquement que c'est là que résident les plus graves problèmes sociaux, et probablement aussi les foyers de violence.
=> En second lieu, plutôt qu'un pourcentage, je préférerais lire que (par exemple), ce sont 150.000 familles supplémentaires qui ne partiront pas en vacances cet été 2009, par rapport à l'été 2008. Cela représenterait une donnée chiffrée plus tangible, plus précise.

Ce qui aurait pu, et aurait du, être une information de première importance, parce que probablement une des conséquences importantes de la crise économique, des licenciements, des délocalisations, n'est qu'une donnée chiffrée sans signification. Or, une bonne et précise analyse permettrait - peut-être - au gouvernement de prendre des dispositions qui nous épargnerait un automne 2009 tout en tensions, en rancoeurs, et pourquoi pas en émeutes ?

Gouverner, c'est prévoir ! Et certains sondages pourraient y aider.
Et là, c'est encore un coup pour rien ! Volontairement ?