Abc_daire_Sarkozy"L'abécédaire des propos contradictoires de Nicolas Sarkozy". 

http://ps55.com/IMG/pdf/ABECEDAIRE_SARKO_9_12_11_.pdf (à télécharger impérativement !)

Nous sommes très nombreux à l'avoir constaté, et ce depuis un bon moment, l'actuel locataire de l'Élysée est le champion du revirement et de la volte-face. C'est une forme de mépris incontestable, même si la cible n'est en quelque sorte que tout le moins-disant électoral qui voit encore en lui un Président compétent, actif, efficace, novateur...

Au gré des études de "l'opinion publique" que lui fournit Patrick Buisson (qui officie à l'Élysée, à l'UMP, à TF1 et au Figaro : excusez du peu !), Nicolas Sarkozy, dans un style que je ne qualifierai pas, (est-ce qualifiable ?), mais qui n'appartient qu'à lui et à quelques-uns de ses "boys", sur bien des sujets, aura dit tout et son contraire, souvent pour trotter pathétiquement derrière l'électorat du FN, toujours pour caresser sa clientèle et ses fans dans le sens du poil.

C'est un expert du PS, Alain Bergounioux, qui s'y est collé, et qui nous propose aujourd'hui cet abécédaire, dans lequel un champ étendu de thématiques est balayé. C'est clair, c'est concis (15 pages) et ça rafraîchit la mémoire.

Évidemment, c'est partisan, mais c'est construit sur la base de citations indiscutables, et ça prouve - si besoin était - que les revirements de l'actuel locataire de l'Élysée sont légion :

- l'environnement était majeur et à suscité une succession de "Grenelle", puis ce fut le fameux "l'envireonnement ça commence à bien faire" au Salon de l'Agriculture ;
- la police de proximité était une nullité de la gauche plurielle... qu'il a fallu remplacer par les "unités territoriales de quartier" ;
- il fallait penser à la création des "euros-obligations" avant qu'elles ne soient qualifiées de "drôle d'idée" alors que c'était SON idée ;
- on ne pouvait plus vivre sans la loi TEPA qui créait (entre autres absurdités) la TVA à 5,5% dans la restauration qui vient d'être relevée sans explication ;
- la fuite des capitaux ne pouvait être enrayée que par le bouclier fiscal, un des piliers de son programme, qui vient d'être sabré ;
- il ne fallait surtout pas un gouvernement de plus de 15 Ministres qui sont aujourd'hui... 40 (comme les voleurs  ;-) d'Ali Baba !) ;
- etc...

Chaque semestre est vendu à une certaine f(r)ange de l'électorat un "Sarkozy Nouveau", au seul prétexte que les éléments de langage virevoltent au gré des faits divers, des humeurs de l'opinion publique, des boucs-émissaires qu'il faut désigner pour unir les indigents de la pensée et de l'esprit critique exercé librement.

Un quinquennat de bougisme qu'on a voulu faire passer pour de l'action.

Pour paraphraser Laurent Joffrin : "On nous a vendu "Bonaparte", on a cru hériter de "Nabot-Léon Bonaparte", finalement on a eu "Caméléon Bonaparte" !