Affiche FdG"La Truie est en moi" (hommage à Marie-Thérèse Porchet).

Comme chacun, je lis ici et là - pour ne pas dire partout - que cette campagne électorale pour l'élection présidentielle serait ennuyeuse. Pour ma part, je ne souscris pas du tout à ce poncif, mais j'en prends acte.

Alors certes, je n'ignore pas que l'UMP voudrait l'américaniser en s'offrant des encarts de pubs des candidats adverses, un peu comme le font des candidats de "reality show" qui vont à confesse pour rabaisser les petits copains. Je n'ignore pas que le PS aimerait se farcir le pathétique bilan de 10 ans d'UMP, mais que ça lui est impossible pour deux raisons : l'actuel locataire de l'Élysée a toujours une nouvelle potion magique à offrir pour détourner l'attention ; certains media, tels TF1, Direct 8, BFM TV, Europe 1, RTL, Le Figaro, etc... sont peu disposer à évoquer se bilan.

Le FN reste le FN avec sa théorie du "centre par exclusion" (ni UMP, ni PS), et semble se faire aspirer son électorat parce que l'UMP lui pique et ses thématiques et ses solutions. Son électorat n'ayant pas fait Normale Sup' depuis 2007, il est logique qu'ils suive les mêmes travers qu'alors 5 ans après. La "bulle" MoDem - combien de divisions ? - reste tiède, avec son paradigme du "centre par inclusion" (le meilleur de l'UMP + "le meilleur du PS) et seul le respect dû à l'honnêteté de François Bayrou lui permet de voguer à peu près. EELV a obtenu ses sièges de députés (au moins le croit-il encore) et se fout totalement du reste, en dépit d'un fond idéologique pertinent. Le NPA et LO ont perdu les figures de proue, Olivier Besancenot et Arlette Laguiller, ce qui permet à Jean-Luc Mélenchon, parce qu'il est un rhéteur d'excellence, de fédérer leurs électorats respectifs quelque peu désabusés.

Jean-Luc Mélenchon, et donc accessoirement le Front de Gauche, pourrait être le "troisième homme" - idiome consacré, et surtout sacré con - de ce scrutin présidentiel. Logiquement, puisque j'ai toujours voté PCF (sauf en 2002, où dès décembre 2011 j'avais fait le choix de Lionel Jospin), je voterai pour lui en 2012.

Et il ne me déplaît pas du tout qu'il inscrive sa campagne, même si ce n'est que le temps d'une affiche, sa campagne sous le sceau d'une petite fantaisie, au son de la rime "CHON". Évidemment, j'attends avec impatience la version masculine, et plus précisément "homo-érotique" : "Si tu veux qu'on enlève nos calechons, vote Mélenchon".

CochonHeureux